Obtenir un bon prix pour vos objets de valeur
Estimer la valeur d’un objet, connaître sa cote, choisir le mode de vente, voici quelques conseils:
Que vous souhaitiez vendre un objet de collection maintenant ou bien attendre un contexte économique plus favorable, il faut savoir qu’il vous sera impossible de vous passer d’un intermédiaire qui vous fera payer très cher, d’une manière ou d’une autre, ses services.
Bien estimer la valeur de votre objet
La règle d’or pour vendre un objet de collection est que moins il sera vu par des acheteurs potentiels avant d’être visible sur le marché et mieux vous le vendrez. Commencez vos recherches sur internet sans perdre de vue la nature aléatoire des résultats. Complétez toujours les informations glanées sur le net par la lecture d‘ouvrages spécialisés. Surtout, visitez des boutiques d’antiquaires. Pour obtenir des renseignements, montrez-vous intéressé par les objets exposés, n’allez pas effectuer ostensiblement un relevé de prix. Si, à partir d’informations comme une signature, l’indentification peut être rapide, trouver la bonne estimation sans un expert est une toute autre affaire.
Des prix parfois surréalistes sur le net
Les prix trouvés sur le net peuvent s’avérer complètement surréalistes. Par exemple, lors d’une vente aux enchères sur le thème du paquebot France,qui s’est tenue cette année à Paris, un cendrier dont la forme reprend celle de la cheminée du navire a été payé 1.000 euros. Un prix disproportionné par rapport à une cote d’environ 300 euros qui, la nouvelle de l’exploit ayant attiré par la suite tous les exemplaires disponibles de France sur le net, s’est effondrée à environ 100 euros. Seul le désir incontrôlé des acheteurs de ramener un souvenir de cette vente exceptionnelle explique ce prix délirant. À contrario, vous trouverez aussi beaucoup d’objets vendus très en dessous de leur valeur.
Savoir lire les résultats des catalogues des ventes aux enchères
Les résultats mis en ligne par les maisons de ventes aux enchères incluent les frais payés par l’acheteur en plus du prix d’adjudication. Ces prix ne correspondent donc jamais à la somme qui vous reviendrait si vous aviez vendu un objet similaire. Ceci d’autant plus que, en tant que vendeur, vous auriez également dû vous acquitter d’une commission. De manière générale, retirez 35 % du prix affiché pour avoir un ordre d’idée de la somme réellement encaissée par le vendeur.
Vendre à un antiquaire
Si un antiquaire propose un objet identique au vôtre à 1.500 euros, n’espérez pas lui vendre au même prix. Vous vendriez très bien votre objet à la moitié du prix boutique. Quand il se serait acquitté de ses charges, la marge du professionnel tournerait autour de 250 euros avec un temps d’immobilisation de la marchandise qui pourrait durer des mois. Il est peu probable qu’il prenne des risques pour une marge aussi faible.






